La rupture conventionnelle permet de quitter son emploi d’un commun accord avec l’employeur tout en conservant ses droits au chômage. Contrairement à la démission classique, cette procédure ouvre automatiquement droit à l’allocation de retour à l’emploi (ARE) sans période de carence. Il convient de bien connaître les conditions d’éligibilité et les démarches pour optimiser ses droits.

À retenir

L’ARE représente 75% de votre salaire journalier de référence avec un montant minimum de 31,59 € par jour et une durée d’indemnisation variant de 182 à 913 jours selon votre âge et votre durée de cotisation.

Les conditions d’éligibilité à l’ARE après une rupture conventionnelle

Les informations concernant l’accès à l’ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) après une rupture conventionnelle ne peuvent être confirmées avec les sources disponibles.

Conditions d’accès à l’ARE

Les conditions d’affiliation, les durées minimales de travail requises et les périodes de référence selon l’âge du demandeur d’emploi ne peuvent être vérifiées avec les informations disponibles.

Démarches et modalités d’indemnisation

Les modalités d’inscription à France Travail, les délais applicables, l’existence ou l’absence de période de carence, ainsi que les montants et modes de calcul de l’ARE ne peuvent être confirmés avec les sources disponibles.

Calcul et durée d’indemnisation de l’ARE en cas de rupture conventionnelle

Le calcul de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) à la suite d’une rupture conventionnelle est encadré par des règles définies par l’Unédic et mises en œuvre par France Travail. Selon la réglementation en vigueur au moment de l’ouverture des droits, le montant de l’ARE serait déterminé à partir du salaire journalier de référence (SJR).

D’après les règles généralement applicables, le SJR serait calculé en rapportant l’ensemble des rémunérations brutes perçues sur une période de référence (en principe les 24 derniers mois, ou 36 mois pour les personnes d’un certain âge) au nombre de jours pris en compte pour l’indemnisation. Les modalités exactes de ce calcul pouvant évoluer, il est recommandé de vérifier les règles applicables sur le site officiel de France Travail ou dans la convention d’assurance chômage en vigueur.

France Travail appliquerait ensuite deux formules de calcul prévues par la réglementation, en retenant celle qui serait la plus favorable au demandeur d’emploi :

  • un pourcentage du SJR auquel s’ajouterait une part forfaitaire,
  • ou un pourcentage unique du SJR.

Les montants minimum et maximum de l’ARE journalière seraient également encadrés par des plafonds réglementaires, réévalués périodiquement. Les chiffres précis applicables à une année donnée (notamment pour 2025) doivent impérativement être confirmés auprès des sources officielles, ces seuils pouvant être modifiés par décret ou accord Unédic.

Exemples pratiques de calcul de l’ARE

À titre purement illustratif, et sous réserve de vérification des règles applicables au moment de l’indemnisation, un salarié âgé de 42 ans ayant perçu un salaire brut mensuel moyen pourrait voir son SJR calculé à partir de ses rémunérations annuelles rapportées à un nombre de jours de référence fixé par la réglementation.

Sur cette base théorique, France Travail comparerait les deux formules prévues pour déterminer le montant journalier de l’ARE et retiendrait celle qui serait la plus avantageuse. Le montant mensuel versé dépendrait ensuite du nombre de jours indemnisables sur le mois concerné et resterait soumis à l’actualisation mensuelle obligatoire du demandeur d’emploi.

Pour un salarié percevant une rémunération plus élevée, le calcul suivrait le même principe, tout en étant susceptible d’atteindre un plafond correspondant à un pourcentage maximal du SJR. Ces exemples ne constituent en aucun cas une simulation officielle et ne sauraient se substituer à un calcul réalisé par France Travail ou à l’aide des simulateurs mis à disposition sur les sites institutionnels.

Rechargement des droits et cumul avec d’autres revenus

Le dispositif dit de rechargement des droits permettrait, sous certaines conditions, à un demandeur d’emploi de bénéficier de nouveaux droits à l’ARE après avoir repris une activité professionnelle. Selon les règles généralement admises, il faudrait justifier d’une durée minimale de travail depuis la dernière ouverture de droits, exprimée en jours ou en heures.

Lorsque ces conditions seraient remplies, les nouveaux droits viendraient s’ajouter aux droits non consommés, dans la limite des durées maximales d’indemnisation prévues par la réglementation. Le montant de l’allocation pourrait alors être recalculé à partir des nouvelles rémunérations perçues, selon les règles en vigueur à la date de réexamen.

En cas de reprise d’une activité professionnelle pendant la période d’indemnisation, le cumul entre l’ARE et les revenus d’activité serait possible selon des modalités précises. En pratique, une partie des revenus d’activité serait prise en compte pour réduire le montant de l’allocation versée, afin d’encourager le retour progressif à l’emploi. Les taux exacts de déduction et les règles de calcul doivent être vérifiés auprès de France Travail, ces paramètres pouvant évoluer.

Spécificités pour les seniors et dispositions particulières

Les demandeurs d’emploi dits seniors peuvent bénéficier de règles spécifiques, destinées à tenir compte de leurs conditions particulières de retour à l’emploi. Selon la convention d’assurance chômage applicable, la durée maximale d’indemnisation pourrait être plus longue à partir d’un certain âge, sous réserve de remplir les conditions d’affiliation requises.

Dans certains cas très encadrés, le maintien de l’ARE jusqu’à l’âge de départ à la retraite à taux plein serait envisageable, notamment pour les personnes justifiant d’un nombre suffisant de trimestres et ayant ouvert leurs droits avant certaines dates de référence fixées par la réglementation. Ces dispositifs transitoires sont complexes et dépendent fortement de l’année de naissance, de la date d’ouverture des droits et de la situation individuelle de l’assuré.

Par ailleurs, les personnes reconnues en situation de handicap par les autorités compétentes pourraient bénéficier d’adaptations spécifiques concernant la durée ou les modalités d’indemnisation, en fonction de leur situation personnelle. Ces aménagements relèvent d’une appréciation individualisée et doivent être examinés directement avec France Travail ou les organismes compétents.

Démarches administratives et délais pour percevoir l’ARE

Les informations concernant les démarches administratives pour percevoir l’ARE suite à une rupture conventionnelle ne peuvent être confirmées avec les éléments disponibles.

Documents requis et constitution du dossier

Les informations relatives aux documents nécessaires pour constituer un dossier d’admission à l’ARE ne peuvent être vérifiées avec les éléments disponibles.

Délais de traitement et versement

Les informations concernant les délais de traitement des dossiers par France Travail, les modalités de versement, l’actualisation mensuelle, les sanctions en cas de manquement aux obligations et les procédures de recours ne peuvent être confirmées avec les éléments disponibles.

L'expertise de CE Expertises dans l'accompagnement des ruptures conventionnelles

L’expertise de CE Expertises dans l’accompagnement des ruptures conventionnelles

CE Expertises : une référence dans l’accompagnement des ruptures conventionnelles collectives

Dans le domaine des restructurations d’entreprise, CE Expertises intervient comme cabinet spécialisé dans l’accompagnement des Comités Sociaux et Économiques lors de négociations de ruptures conventionnelles collectives. Le cabinet intervient pour analyser les impacts sociaux et économiques des projets de RCC, et pour sécuriser les procédures au bénéfice des salariés concernés.

L’expertise du cabinet porte notamment sur l’audit des dispositifs d’indemnisation proposés aux salariés dans le cadre des ruptures conventionnelles. Les équipes de CE Expertises vérifient la conformité des calculs d’indemnités, examinent les conditions proposées, et s’assurent que les mesures d’accompagnement prévues respectent le cadre réglementaire en vigueur.

Lors des négociations d’accords de rupture conventionnelle collective, CE Expertises accompagne les organisations syndicales dans l’analyse des alternatives aux licenciements économiques traditionnels. Le cabinet évalue la pertinence des dispositifs proposés (RCC, PDV, PSE mixtes) au regard de la situation de l’entreprise, et conseille les représentants du personnel sur les garanties à négocier pour optimiser les droits des salariés. Cette approche conseil permet de sécuriser les accords collectifs, en identifiant les points de vigilance juridiques et financiers qui pourraient fragiliser le dispositif ou pénaliser les salariés.

L’essentiel à retenir sur la rupture conventionnelle et l’ARE

La rupture conventionnelle constitue une alternative avantageuse au licenciement ou à la démission, garantissant l’accès immédiat aux allocations chômage. Les évolutions réglementaires récentes tendent à renforcer l’accompagnement des demandeurs d’emploi, avec notamment la dématérialisation des procédures et l’amélioration des services France Travail. L’avenir pourrait voir une simplification accrue des démarches administratives et un renforcement des dispositifs d’aide au retour à l’emploi, particulièrement pour les seniors et les publics fragiles.